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PAPA À LA CHASSE AUX LAGOPÈDES  
VU PAR HELEN FARADJI

Durée: 4 min 15 s
Réalisateur: Patrick Damien Roy

Pour la critique de cinéma Helen Faradji, Papa à la chasse aux lagopèdes « sous les apparences d’un tout petit film est un très grand film ». Traiter du phénomène des voleurs à cravates, voilà déjà « un sujet de cinéma en or », mais le mettre en scène du point de vue d’un fraudeur qui, loin d’être stéréotypé, fait passer le spectateur par toute la gamme des émotions, voilà qui prouve « l’incroyable talent de scénariste de Robert Morin ». En confiant le seul rôle du film à François Papineau, Morin lui assure en plus « un charisme absolument extraordinaire ». Le cinéaste a l’habitude de faire beaucoup avec peu, et ce, avec une touche de mordant caractéristique. Ici, constate Helen Faradji, « la férocité, la lucidité de Robert Morin va aussi se doubler de moments de grande poésie ». Helen Faradji se désole finalement que Papa à la chasse aux lagopèdes n’ait pas eu le succès en salle et la reconnaissance aux Jutra qu’il méritait.

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INCENDIES 
VU PAR ANDRÉ LAVOIE

Durée: 4 min 24 s
Réalisateur: Patrick Damien Roy

Pour André Lavoie, « le grand talent de Denis Villeneuve éclate dans Incendies. » Le critique salue l’initiative qu’a eue le dramaturge Wajdi Mouawad en laissant le cinéaste adapter librement sa pièce, du même nom, pour le grand écran. André Lavoie n’hésite pas à parler du « meilleur film de sa carrière ». Il prise particulièrement le choix du réalisateur, optimisé par son directeur photo André Turpin, d’abandonner la facture léchée de ses longs métrages précédents pour « un côté brut, cru, qui sert admirablement bien le propos ». Il en ressort « un drame à portée universelle » admirablement bien servi par le jeu des acteurs, surtout celui de l’actrice Lubna Azabal sans qui « Incendies ne serait pas un film aussi incandescent ».

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ACCORDÉON 
VU PAR MARCO 
DE BLOIS

Durée: 3 min 48 s
Réalisateur: Patrick Damien Roy

Marco de Blois explique à propos de ce court métrage d’animation de Michèle Cournoyer  « qu’il faut le prendre comme une pièce musicale », comme un morceau choisi, « on le réécoute, encore et encore, et on lui trouve chaque fois une profondeur supplémentaire ». Le parallèle ne lui est pas seulement inspiré par le rôle essentiel joué par la musique de Jean Derome, mais aussi par le rythme du film et l’un de ses thèmes récurrents : le papier qui se tend et se distend et donne à voir un « déferlement de métamorphoses ». Le critique parle de voyage dans l’inconscient pour ces images qui évoquent une relation entre un homme et une femme à l’ère des nouvelles technologies, d’« un film qui traverse les frontières de l’intime, du privé et, en ce sens, d’un film assez troublant et, en même temps, passionnant ».

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CONGORAMA 
VU PAR MANON DUMAIS

Durée: 3 min 49 s
Réalisateur: Patrick Damien Roy

D’entrée de jeu, Manon Dumais établit le cadre : « Congorama, c’est l’être humain comme citoyen du monde ». Voici donc un film portant sur la mondialisation dont la réalisation reflète l’ouverture sur le monde, « tant dans le thème que dans l’esthétique ». Principalement tourné en extérieur, il offre également au spectateur une fin ouverte. Avec un début assez conventionnel dans sa chronologie, le deuxième long métrage de Philippe Falardeau prend une autre tangente quand le personnage campé par Olivier Gourmet rencontre celui joué par Paul Ahmarani. La quête de ces deux frères orphelins l’un Belge, l’autre Québécois —, apporte suffisamment d’action et d’émotion pour que la réputation d’intellectuel cesse de coller à la peau du cinéaste, car le film de Falardeau en est un aussi sur « la filiation, la recherche des valeurs traditionnelles et la transmission du savoir. » Rappelant l’accueil chaleureux qu’a reçu Congorama à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 2006, Manon Dumais ne peut s’empêcher d’y apposer un enthousiaste « et pour cause! » qui a valeur de sceau de qualité.

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JE ME SOUVIENS
VU PAR ROBERT LÉVESQUE

Durée: 4 min 06 s
Réalisateur: Patrick Damien Roy

Dans son commentaire, Robert Lévesque remarque que Forcier traite de la période de la « grande noirceur » sans recourir « à son don de turbulence » qui caractérisait ses premiers films. Forcier cherche à couvrir trop de sujets, trop de personnages, ce qui fait de Je me souviens, un film impossible à résumer. Est-ce un drame social, une critique politique ou une comédie rurale? Pour Lévesque, le cinéaste aurait gagné à se concentrer sur un seul sujet, celui suffisamment vaste, d’une grève de mineurs, en Abitibi, plutôt que de se disperser sur plusieurs pistes et sur différents registres. Constatant le même manque d’unité dans le jeu des acteurs, il apprécie « l’interprétation très juste » de Pierre-Luc Brillant. Si le critique s’ennuie de l’ancien Forcier « qui donnait à ses meilleurs films un parfum de poésie brutal », il reconnaît la qualité de sa facture visuelle : « C’est filmé très bellement en noir et blanc. Excellent travail! ».

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SOUS LA CAGOULE
UN VOYAGE AU BOUT DE LA TORTURE VU PAR HELEN FARADJI

Durée: 4 min 21 s
Réalisateur: Patrick Damien Roy

« Un film coup-de-poing » : pour Helen Faradji, « il n’y a pas d’autre expression pour décrire Sous la cagoule ». Elle l’affirme résolument et avec d’autant plus de conviction que le documentaire de Patricio Henriquez fait méthodiquement la démonstration qu’en ce début de troisième millénaire, la torture est érigée en système. Le réalisateur emploie tous les moyens à sa disposition, notamment des documents d’archives et des plans très serrés, pour que chaque spectateur se sente personnellement concerné par ces « pratiques qui sont la honte de l’humanité ». Tout en restant sobre dans sa présentation, « Patricio Henriquez ne va jamais baisser le regard. Il va nous forcer à regarder droit dans les yeux ce qu’on préfère habituellement ignorer. »

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LES 7 JOURS DU TALION VU PAR MICHEL COULOMBE

Durée: 3 min 34 s
Réalisateur: Patrick Damien Roy

«Les 7 jours du talion est un film radical parce que le réalisateur, Daniel Grou (Podz) a fait des choix précis», note Michel Coulombe. Au lieu de souligner à gros traits ce que d’autres font habituellement ressortir avec force détails, Podz laisse au spectateur l’entière liberté d’imaginer ce qui, de toute façon, lui serait trop difficile à voir. «C’est la puissance de ce film», estime le critique. Pas d’explication, pas de musique, pas de couleur ou si peu. Tout vire au gris dans l’univers du personnage principal, interprété par Claude Legault, qui a perdu sa fille aux mains d’un tueur et veut la venger. Coulombe apprécie particulièrement la performance de Martin Dubreuil incarnant «avec une extrême vulnérabilité» celui par qui le drame est arrivé. «C’est ce qui rend le film très fort.»

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TOUT EST PARFAIT VU PAR CATHERINE  BEAUCHAMP

Durée: 4 min 10 s
Réalisateur: Patrick Damien Roy

«Le plus troublant, ce sont les silences, des silences qui parlent, des silences qui font mal.» Tel est le constat de Catherine Beauchamp évoquant Tout est parfait, film qu’elle qualifie «d’extrêmement fort». Son réalisateur Yves Christian Fournier y aborde dans la plus grande simplicité, avec des dialogues naturels et la volonté de pousser le spectateur à la réflexion, le thème délicat du suicide. «Il aurait pu être traité avec maladresse et ce n’est pas le cas».  Catherine Beauchamp relève le choix judicieux des acteurs pour les rôles secondaires, dont notamment Normand D’Amour dans une prestation fort remarquée.

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CONTINENTAL, UN FILM SANS FUSIL VU PAR MANON DUMAIS

Durée: 4 min 32 s
Réalisateur: Patrick Damien Roy

À la faveur de « dialogues qui ne débouchent sur rien » et montrent le malaise de « perdants magnifiques », Manon Dumais établit un parallèle entre l’humour absurde de ce « film sur la solitude, l’incommunicabilité » et la pièce Les voisins de Meunier et Saïa. Loin d’y voir une comédie, elle qualifie l’œuvre chorale de Stéphane Lafleur de tragique et précise qu’elle « n’a rien de prémâchée » pour le spectateur. Soulignant le jeu de Marie-Ginette Guay, saluant la direction photo de Sara Mishara et rappelant l’expérience de monteur du réalisateur, Dumais note avec admiration que dans Continental, « il n’y a aucun plan, ni mot de trop ».

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1981
VU PAR CATHERINE BEAUCHAMP

Durée: 3 min 35 s
Réalisateur: Patrick Damien Roy

« Selon moi, c’est une révélation! Cet enfant-là joue avec le plus grand des naturels », souligne Catherine Beauchamp à propos du rôle principal de 1981, film plus personnel de Ricardo Trogi, où le réalisateur revisite son enfance au moment où sa famille change de quartier. Outre la magnifique prestation d’acteurs des père et mère du jeune Ricardo, la chroniqueuse relève le travail de direction artistique et le choix judicieux des costumes, véritables « plaisirs pour l’œil ». Tout cela concorde à faire de ce film « extrêmement divertissant » une œuvre qui plaira assurément à un public plus vaste que la seule génération qui s’y reconnaît avec une certaine nostalgie.

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DÉDÉ À TRAVERS LES BRUMES 
VU PAR MICHEL COULOMBE

Durée: 4 min 11 s
Réalisateur: Patrick Damien Roy

« Sébastien Ricard, à l’écran, est Dédé Fortin », affirme d’emblée Michel Coulombe. C’est dire à quel point sa prestation criante de vérité insuffle le portrait de la vie du chanteur des Colocs qu’est Dédé à travers les brumes. Dans son film, Jean-Phillipe Duval fait fi de la linéarité biographique et articule son propos autour d’un point pivot, l’enregistrement difficile de l’album Dehors novembre. Aux dires de Coulombe, ce film « a une portée certaine au Québec, parce qu’il appartient à une génération, comme la musique des Colocs. » Le travail remarquable du réalisateur (qui prolonge à sa façon la création de Dédé Fortin au moyen d’animations) témoigne aussi des valeurs sociales de l’époque et d’un message nationaliste. « C’est en cela qu’il s’agit d’un film de référence.

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SAINT-MARTYRS-DES-DAMNÉS 
VU PAR ROBERT LÉVESQUE

Durée: 4 min 09 s
Réalisateur: Patrick Damien Roy

« Du premier au second rôle, tous sont parfaits, tous jouent dans le même film, ce qui est quand même assez rare! » C’est ainsi que Robert Lévesque initie son commentaire sur Saints-Martyrs-des-Damnés, drame fantastique signé Robin Aubert. « D’une beauté insolite », la direction artistique et celle des acteurs donnent toute leur magie à un film qui, même si Lévesque trouve que le récit touffu égare parfois le spectateur, « frise le chef d’œuvre ». Rien de moins!


 
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1 film, 1 regard, ce sont douze capsules vidéo sur autant de films québécois. Douze points de vue patiemment mûris par des chroniqueurs chevronnés et d’horizons divers. Ils nous livrent ici leurs impressions et commentaires, dont l’analyse bénéficie du recul nécessaire à toute véritable mise en perspective.

Travail de réflexion et de mémoire, 1 film, 1 regard veut offrir aux mordus de cinéma quelque chose de substantiel à se mettre sous la dent.

 

Proposées par Cinemaquebecois.tv et produites par Eurêka!, 1 film, 1 regard participe de l’ambitieux projet du site Internet, qui est devenu la référence sur le cinéma québécois pour l’ensemble du public et de la profession. Les capsules vidéo ajoutent leur pierre à cet édifice déjà colossal, qui contient plus de 450 extraits de films documentaires, de fiction et d’animation.

 

 

Avec la participation financière de:

 

 

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Site produit par: 

 

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Tout est parfait
VU PAR CATHERINE BEAUCHAMP

Québec, 2010, couleur, vidéo, 4 min 10 s
Réalisation : Patrick Damien Roy
Production : Cinéma Québécois, Eurêka ! Productions

SAINT-MARTYRS-DES-DAMNÉS
VU PAR ROBERT LÉVESQUE

Québec, 2010, couleur, vidéo, 4 min 09 s
Réalisation : Patrick Damien Roy
Production : Cinéma Québécois, Eurêka ! Productions

1981
VU PAR CATHERINE BEAUCHAMP

Québec, 2010, couleur, vidéo, 3 min 35 s
Réalisation : Patrick Damien Roy
Production : Cinéma Québécois, Eurêka ! Productions

DÉDÉ À TRAVERS LES BRUMES
VU PAR MICHEL COULOMBE

Québec, 2010, couleur, vidéo, 4 min 11 s
Réalisation : Patrick Damien Roy
Production : Cinéma Québécois, Eurêka ! Productions

LES 7 JOURS DU TALION
VU PAR MICHEL COULOMBE

Québec, 2010, couleur, vidéo, 3 min 34 s
Réalisation : Patrick Damien Roy
Production : Cinéma Québécois, Eurêka ! Productions

CONTINENTAL, UN FILM SANS FUSIL
VU PAR MANON DUMAIS

Québec, 2010, couleur, vidéo, 4 min 32 s
Réalisation : Patrick Damien Roy
Production : Cinéma Québécois, Eurêka ! Productions

JE ME SOUVIENS
VU PAR ROBERT LÉVESQUE

Québec, 2011, couleur, vidéo, 4 min 06 s
Réalisation : Patrick Damien Roy
Production : Cinéma Québécois, Eurêka ! Productions

CONGORAMA
VU PAR MANON DUMAIS

Québec, 2011, couleur, vidéo, 3 min 49 s
Réalisation : Patrick Damien Roy
Production : Cinéma Québécois, Eurêka ! Productions

ACCORDÉON
VU PAR MARCO DE BLOIS

Québec, 2011, couleur, vidéo, 3 min 48 s
Réalisation : Patrick Damien Roy
Production : Cinéma Québécois, Eurêka ! Productions

INCENDIES
VU PAR ANDRÉ LAVOIE

Québec, 2011, couleur, vidéo, 4 min 24 s
Réalisation : Patrick Damien Roy
Production : Cinéma Québécois, Eurêka ! Productions

SOUS LA CAGOULE - UN VOYAGE AU BOUT DE LA TORTURE
VU PAR HELEN FARADJI

Québec, 2011, couleur, vidéo, 4 min 21 s
Réalisation : Patrick Damien Roy
Production : Cinéma Québécois, Eurêka ! Productions

PAPA À LA CHASSE AUX LAGOPÈDES
VU PAR HELEN FARADJI

Québec, 2011, couleur, vidéo, 4 min 15 s
Réalisation : Patrick Damien Roy
Production : Cinéma Québécois, Eurêka ! Productions